Les pré-requis avant l’entrée à l’ecole

Voici le compte rendu que j’ai réalisé d’une conférence sur ce sujet, il y a quelques années. C’est la psychologue Odile Bohic qui nous a appris tout ce que vous allez lire ci-dessous.

Pré-requis avant l'entrée à l'école Trésors De Maman

Pré-requis
  1. Pré-requis avant l'entrée à l'école
  2. Premier essayages de robe de mariée
  3. Accouchement, le plus beau moment de ma vie ❤️
Rentrée d’Amélia en septembre 2019

[Il vaut mieux commencer l’école trop tard, que trop tôt. En ce qui concerne l’acquisition de multiples choses propres au développement de l’enfant, nul besoin de s’inquiéter avant ses 6 ans. Toute acquisition peut survenir du jour au lendemain. Ce qui sera important dans l’entrée à l’école d’un enfant, ce n’est pas la recherche à ce qu’il ait le plus rapidement des connaissances, mais sa disposition intérieure pour vivre au mieux sa scolarisation.]

1. Une bonne sécurité intérieure

Il est important que l’enfant ait une aptitude à la séparation. S’il ne sait pas gérer les séparations, l’enfant se sentira perdu, désorganisé, il n’aura pas l’esprit disponible pour écouter ce qu’on lui dit et ne sera pas intéressé par tout ce qui se passe. Il sera plutôt angoissé à penser à quel moment ses parents vont venir le retrouver.

La sécurité intérieur est le sentiment que l’enfant peut avoir à se sentir une personne à part entière. Il perçoit le monde extérieur comme agréable, stable. Si l’enfant n’a pas cette sécurité intérieur, il sentira alors qu’il ne peut pas contrôler sa vie et son être, il pense alors, qu’il n’est pas capable de faire les choses sans ses parents.

Les trois premières années sont très importantes pour l’enfant. Il développe des capacités sensoriels, motrices, intellectuels et peux prendre conscience qu’il peut faire des choses sans ses parents. La première année est extrêmement importante, un bon maternage va être indispensable, il faut que les parents répondent de manières cohérentes, permanente et adaptés aux besoins de l’enfant. Aussi, le portage, donner de l’amour et de l’affection, la stimulation corporelle, les rires, la joie de partager des choses ensemble de la vie, un environnement calme avec des repères  seront autant de choses qui mèneront l’enfant à ressentir une sécurité intérieur, il aura reçu toute la sécurité affective dont il aura besoin.

A l’inverse, si les parents sont incohérents et que l’enfant n’a aucun repère et qu’on ne répond pas à ses besoins, s’il ne reçoit pas d’amour, il reçoit le message que le monde est alors hostile.

Egalement pour que l’enfant ait cette sécurité intérieure, il est utile qu’il ait acquis la notion d’objet permanent. Cette notion intervient entre 18-21 mois. Avant cet âge, l’enfant ne comprend pas que lorsque les parents partent, ils sont ailleurs. Pour lui, ses parents disparaissent pour de bon et quand ils réapparaissent, c’est de la magie. L’enfant se prend pour dieu, car quand il pleure ou quand il fait un mouvement de tête et perçoit son parent, pour lui c’est lui qui l’a créé pour lui c’est de la magie. Mais l’expérience est aléatoire, car il se rend compte vers 18 mois que ce n’est pas tout à fait ça, il se rend compte que ses parents sont ailleurs et ont une vie indépendante de la sienne. C’est rassurant pour lui. Mettre un enfant à l’école à 24 mois c’est juste car il acquiert à peine cette notion d’objet permanent et s’il vient tout juste de l’acquérir, il pourra facilement perdre cette acquis car les acquis des jeunes enfants sont très fragiles.

Ce qui peut entraver la sécurité intérieur d’un enfant : Les 1eres séparations si elles sont vécut difficilement (ex : accouchement difficil…), si les parents ont du mal à gérer eux-mêmes les séparations. [Si vous emmenez votre enfant à la crèche ou chez l’assistante maternelle ou autre et que celui-ci vous tourne directement le dos, ce n’est pas parce qu’il ne vous aime pas, mais parce qu’il a besoin de cette arrachage pour accepter la séparation. Rassurez-vous, si l’enfant attache beaucoup d’importance à son référent, les parents resteront de loin ceux pour qui l’enfant aura un attachement primordial].

Ce qui peut également contraindre l’enfant à développer sa sécurité intérieur : Sa dépendance à ses parents, trop de changement dans l’enfance (multiple déménagement surtout non expliqué, mode de garde multiples…), les circonstances dramatiques (décès dans la famille, fausse couche, deuil, disputes parentales, divorces, attente d’un autre enfant (cet attente du nouvel enfant peut ralentir l’ainé dans ses acquis et donc reculé l’entré à l’école)). Egalement, l’indisponibilité affective ou de temps, l’incohérence, l’agitation et l’instabilité de l’entourage, les mauvais traitements, l’alcoolisme, surprotection (surprotéger son enfant revient à le rendre au contraire peureux et peu autonome) et la prolongation excessive de la période fusionnelle.

2. Une capacité à partager

Il est important que l’enfant acquière une capacité à partager ses parents. Il est nécessaire que les parents sachent gérer les crises sinon l’enfant sera amené à réclamer de l’intention et du coup il sera également à la recherche d’intention auprès de sa maîtresse d’école. Ça préoccupation sera alors de faire du bruit, parler n’importe comment, attirer l’intention.

Pour aider l’enfant, il va être important de lui apprendre que ce qui est à moi est à moi et ce qui est à toi et à toi. Cela lui apprend à demander l’autorisation et de prendre l’objet si l’autre est d’accord. Beaucoup de parents vont vouloir à tout prix que leurs enfants prêtent les jouets au moment où un autre enfant voudra le jouet de leurs enfants et explique que si il ne prête pas l’enfant est méchant. [Même nous adultes, nous ne sommes pas d’accord de partager tout le temps. Alors si l’enfant ne veut pas partager tout de suite ce n’est pas grave, le copain patientera, à un moment donné le jouet sera disponible].

3. Avoir intériorisé la notion de règles et de limites et être capable de les respecter et avoir une autonomie corporelle suffisante.

L’enfant doit savoir s’habiller et se déshabiller en partie, rester assis sans bouger et ne pas se déplacer durant un certain temps durant une activité. Et cela s’obtient progressivement car l’activité par exemple le moment de la lecture deviendra quelque chose d’agréable auquel l’enfant portera une intention particulière et l’effet de groupe y fait beaucoup.

L’enfant doit également savoir écouter ce qu’on lui dit sans avoir besoin de répéter plusieurs fois. Il faut dire une seule fois la consigne complète c’est-à-dire on annonce la consigne, on explique bien ce qu’il va se passer et si l’enfant ne respecte pas la consigne il faut agir tout de suite sinon l’enfant n’écoutera plus l’adulte, il prendra l’habitude de ne pas entendre. Il est important de bien réfléchir à ce que l’on dit et aux conséquences que l’on annonce si l’enfant ne veut pas respecter la consigne. Ces dernières doivent avoir un intérêt et pour l’enfant et pour la collectivité.

Il ne faut pas crier car l’enfant écoutera moins et il aura une notion négative du langage. Les personnes dont les enfants écouteront plus les règles seront les personnes qui parleront calmement.

L’enfant doit donc être capable d’attendre un minimum et d’accepter à renoncer à certains de ses désirs. Il n’est pas nécessaire d’occuper tout le temps son enfant. C’est au parent de lui donner des moments à jouer ensemble et d’autre moment où il joue seul. En effet il se peut qu’à l’école il se retrouve seul à la récréation pour jouer. Plus en général il est important qu’une personne enfant ou adulte sache être à 50% seul et 50% entourés.

4. Avoir acquis un langage suffisamment élaboré

L’enfant est capable de faire des phrases bien construite, raconter une histoire en parlant de lui spontanément.

On l’aidera alors en lui parlant bien et ça depuis la naissance ( on évite de dire  » oh! tu as vue la « meuh-meuh » pour parler de la vache), en profitant de chaque petit moment pour lui parler. Ce qui l’aidera à acquérir le langage se sera les imagiers, lectures d’histoire en en discutant après et en questionnant l’enfant. Les enfants aiment les mots.

Ils doivent alors savoir comprendre les consignes et comprendre la succession des activités à l’école.

5. Avoir acquis la propreté de soi-même, sans aucune contrainte

Un enfant apprend à être propre comme il apprend à marcher (ce thème-là m’a beaucoup fait penser à la motricité libre). En effet la propreté ça vient tout seul. Seul le corps de l’enfant connaît ses étapes. Un jour l’enfant se sentira naturellement gêné d’avoir fait ses besoins dans sa couche. La propreté peut venir du jour au lendemain. L’enfant voit ses parents aller au toilette, ses frères et sœurs ou copain faire leurs besoins, on peut lui expliquer une fois mais ensuite ont le laisse. En lui demandant de trop gros efforts alors qu’il n’est pas prêt  l’enfant peut développer des défauts et devenir agressif. Etre propre de soi-même signifie l’acceptation à la séparation. Effectivement, se séparer de ses couches c’est être capable de se séparer de ses deux parents. En laissant l’enfant vouloir devenir grand et retirer sa couche quand lui est prêt et le veut c’est attendre que l’enfant veuille prendre des initiatives dans les domaines qui le concerne, ils ont besoin de sentir qu’ils peuvent également faire des choix.

6. Avoir développé avant l’entré à l’école, une capacité à jouer avec d’autres enfants et à faire des jeux symbolique

Durant sa deuxième année, l’enfant ne sait pas jouer avec les autres, il est dans l’expérimentation des objets. C’est à la 3ème année que l’enfant développera le jeu avec les autres. Il faut qu’il soit en capacité de ne pas chercher à commander, accepter que les autres prennent des initiatives et jouer à des jeux symbolique avec un scénario, qui ont un sens et avec des personnages ou chacun aura un rôle. Il y aura une période plus ou moins intense selon les enfants ou l’enfant aura une angoisse de séparation et il se fera le dictateur de ses parents, pour les contrôler. Mais une fois cette période passé une autre étape arrive et c’est celle de l’intériorisation de ses parents en lui en jouant aux jeux symbolique, en étant le papa ou la maman l’enfant aura mis ses parents à l’intérieur de lui.

7. Avoir suffisamment confiance en lui, suffisamment d’estime de soi

Pour qu’un enfant ait confiance en lui, il faut savoir l’écouter quand il s’exprime, répondre à ses besoins. Cette confiance s’obtient également à travers les parents car plus les parents auront d’estime d’eux et plus l’enfant aura confiance en lui. Il faut qu’il soit considéré comme un individu unique et pas comparé à d’autre et il a besoin d’être aimé avec ses défauts qualités. Lui faire confiance dans ses décisions sauf pour le couché et les repas où se sera le rôle des parents. Lui laisser le droit de faire des erreurs, en lui demandant d’en assumer les conséquences. Rien ne sert de faire les choses à sa place si l’enfant décide de monter sur une chaise il faut le laisser faire car c’est qu’il sait le faire, nous pouvons tout de même nous approcher doucement pour éviter la chute. On peut donner de l’estime de soi à son enfant en lui confiant des petites taches et en aucun cas il ne faut critiquer les efforts d’un enfant et sa lenteur à faire les choses. Ce dernier point revient à ce que les parents soient plus organisés et se lève plus tôt. Et pour terminer il faut être prévisible et raconter à l’enfant ce qu’il va se passer.

9. Avoir une conscience juste et positive de ce qu’est l’école

Si on veut qu’un enfant aime l’école, il est important qu’il pense que l’école c’est bien. Si nous avons passé une mauvaise scolarité il ne faut pas penser que ce sera pareil pour son enfant car il est un être à part entière. Il faut lui donner une image positive de l’école et des enseignants et ne pas parler de choses négatives devant l’enfant. Il est recommandé de donner l’exemple aux enfants en lisant des livres et en s’intéressant aux matières scolaires. L’amour de l’école peut passer par l’amour des livres.

Bien-sûr, chaque enfant est différents est une rentrée à deux ans et demi peut très bien se passer. Je trouve cependant intéressant de connaître tous ces points si jamais l’on se questionne de l’âge de la rentrée à l’école de nos enfants.

Et vous? à quel âge vos enfants ont démarré l’école? cela s’est-il bien passé?

Ma grossesse <3

L’envie de bébé

(Voici le lien, pour écouter l’article en audio: https://www.podbean.com/ew/pb-8vbsf-d57c9a)

En automne 2014 ( nous étions à cinq années d’amour) , mon chéri m’a dit une phrase, insinuant que je n’étais pas obligé de continuer ma pilule. Oulala ! Nous n’avions pas parlé encore, du projet bébé ! Je venais de commencer mon cdi, je me voyais mal, être déjà enceinte! Surtout, je n’étais pas encore prête. Je voulais profiter encore de notre couple =). Cela dit, j’ai tout de même arrêté la pilule, car avec tout ce que l’on entendait, je n’avais plus envie de prendre ce moyen de contraception, qui sur le long terme, peut être néfaste sur la santé.

Vacance à Tenerife

Nous sommes partis en vacance, aux îles Canaries au Printemps 2015. Après ça, j’ai senti que ça pouvait être le moment de passer un nouveau cap dans notre vie. Celui d’être parent. Je ressentais que nous avions bien profité à deux, et que nous pouvions continuer à le faire à trois ❤ .

L’idée de créer notre famille, se met en place jusqu’à la fin de l’été dans ma tête ( on peut compter que ça m’aura pris, une année de réflexion🙂). Oui! C’est un sacré projet et je trouvais ça fou, l’idée de devoir sauter le pas, et provoquer ce qui changera notre vie à jamais. La grossesse ne me faisait pas forcément rêver. Avoir un gros ventre… non merci! Aussi, plusieurs fois, je disais à mon chéri, qu’il fallait s’attendre à ce que cela puisse fonctionner de suite. Et ça ne lui faisait pas peur, lui était prêt.

Ce fameux soir, où l’on s’est dit que l’on voulait être parent

Fin Juillet, début Août, nous sommes partis un week-end, fêter nos six ans de couple. Nous étions au restaurant, puis il m’a regardé, et m’a dit avec une envie intense, que j’ai entendu dans sa voix et que j’ai vu dans son regard: « Allez c’est sûr, on fait un bébé! ». Du coup, d’avoir vu et entendu à quel point pour lui c’était vraiment le moment, qu’il était prêt dans sa décision, je me suis dis: « allez, c’est le bon moment, tout va bien, lançons-nous ». Je me rappelle revoir mon corps en maillot de bain dans le miroir de l’hôtel, en me disant que je ne le verrais plus comme ça après =).

La découverte

Quelques semaines passent… J’ai fais mon test impatiemment, trois jours avant l’arrivée de mes règles ( Oui c’est un peu tôt, impatience quand tu nous tiens…). Et il était… Positiiiiiiiiiiiiiiiiiiif!!!!!!!!! Je sentais mon humeur pas hyper joyeuse ces dernier jours avant le test, et je me souviens que lorsque l’on a lancé le projet, j’ai senti ce fameux soir, comme des papillons dans le bas du ventre. Étaient-ce des signes?

Donc, un mois après notre restaurant, notre petite merveille avait fait son nid.

Jour J, test positif!

Alors, à la suite de cette jolie nouvelle, je n’ai pas arrêté de tourner en rond, en marchant hyper vite dans notre ancien appartement, en me disant sans cesse: « c’est trop bien, c’est trop bien, c’est trop bien…. », « On va être des supers parents, ralalalala ». Je n’arrêtais pas de bouger et de sourire, c’était de la folie!!!!. Dans ma tête c’était bon, je ne me parlais plus à moi, mais à ce petite bébé dont je venais d’avoir la confirmation de son existence. Je lui disais qu’il fallait que l’on fasse une petite boîte, pour annoncer la nouvelle à son papa. Donc nous sommes allés chercher un doudou.

L’annonce

Le soir, nous devions nous retrouver à la piscine avec mon chéri et mon petit frère. J’avais dit à mon amoureux de me rejoindre dans ma voiture. Je crois qu’il devait se douter de la raison… Donc il a ouvert la boîte et à découvert le doudou et le test positif. Il a été ravi et avait trop le sourire =).

Le premier trimestre

Le premier trimestre, je n’ai pas arrêté de me dire que j’avais un bébé dans mon ventre. J’étais trop heureuse et je m’étais sentie différente. En maux, j’avais des nausées! Je ne mangeais plus grand chose, à part un bol de céréale avec du lait, c’est tout ce qui passait! Je travaillais en boulangerie, et ça a été terrible, de servir des fougasses chaudes les midis. Je ne pouvais plus aller faire les courses. L’idée de savoir qu’il y avait de la nourriture, me donnait envie de vomir. Quand vous avez ces maux là, ce n’est pas très agréable de profiter de la grossesse.

La première échographie

Nous étions impatient de découvrir ce petite bébé en moi! Une fois en place pour faire l’échographie, nous voyons ce petit bonbon ourson qui était là, et je ne disais plus rien. Je trouvais ça juste incroyablement magique, et en silence, pendant que nous regardions ce petite être gigoter, mes larmes coulaient discrètement, ça n’arrêtaient pas. C’est concret et c’est juste magique! Le futur papa était également très ému <3. N’y connaissant rien, je voyais quelque chose entre les jambes du bébé ( finalement sûrement un bourgeon) et j’ai demandé au gynécologue, si nous pouvions savoir le sexe à ce stade. Oui, je pensais sur le coup que c’était un petit garçon (ahahah). Elle nous a demandé si nous étions certains de vouloir savoir, car pour elle, elle savait. Wouah! Sur le coup, je me suis posée mille et une question, car nous pouvions avoir une idée de ce que nous aurions auprès de nous. C’est sûr, c’est énorme d’avoir un bébé et qu’importe le sexe, tant qu’il est en super santé. Mais j’avais hâte de me projeter, car pour une fille, on aurais forcément vue du rose (j’adore cette couleur et je l’admet c’est très cliché), on pourrait chercher son prénom, imaginer pleins de choses. Nous avons donc dit, que nous souhaitions connaître le sexe du bébé. Et la gynécologue nous à dit, qu’elle était certaine à 80% que c’était une fille! Si nous remontons à toutes ces années, avant que je sois enceinte, j’avais imaginé avoir une petite fille et mon chéri aussi, mais finalement avant ce rendez-vous, je m’étais dis que peu importe, dans tous les cas nous serons super heureux =).

Ah! Ce qui était drôle, c’est que nous étions content de pouvoir avoir une idée du sexe, mais finalement je trouve ça quand même délicat. Eh oui! Car soit vous y croyez aux 80%, soit comme moi vous vous dites qu’il y a 20% de chance pour que ce ne soit pas ça. Donc la révélation de la gynécologue ne m’a pas apporté grand chose. J’ai toujours besoin d’être certaine avant de m’emballer. Mon chéri ( si ça aurait été un garçon, il aurait été super heureux), mais il y croyait à ses 80%, et il souhaitait vraiment avoir une fille. En attendant l’échographie du deuxième trimestre, pour lui c’était certain que la gynécologue ait raison, et quand je lui proposais au cas où des prénoms de garçon, il ne voulait pas chercher car pour lui ça ne servait à rien.

Nous avons donc annoncé ce mois là, la nouvelle à nos proches. Les grands-parents ont eu une boite avec des graines à planter dans le jardin, une peluche, et un livre de grand-parents. Les amis les plus proches, par téléphone ou en face, et ensuite une annonce officielle sur notre compte Facebook. Tous ont été ravis!

2ème Trimestre

Au revoir maux de grossesse et bonjour aux belles découvertes durant cette aventure!

C’est à trois mois et demi de grossesse, que j’ai pu sentir comme des petites bulles dans le ventre. C’était drôle, car je n’arrivais pas à savoir si je rêvais, ou si c’était bien mon bébé. Mais c’était bien lui. Ce deuxième trimestre est marqué par un changement de sage femme. Je n’avais pas aimé la première, qui avait été très expéditive. Et celle que j’ai eu par la suite, à été mais MAGIQUE! En plus, elle avait l’échographe, donc à chaque fois que je la voyais, j’avais le droit à une petite échographie. Elle était très à l’écoute et mettait beaucoup de mots sur des maux! J’ai eu besoin d’elle, je voulais que tout soit parfait! J’étais pendant un mois, très stressée pour choisir des choses pour mon bébé.
Parmi tous les produits bons ou pas bons en composition, la tonne de choix de biberon et j’en passe….Comment bien choisir ! Il y a trop de choix, c’est vraiment à se sentir noyé et perdu! Enfin voilà, elle à fait partie de ceux qui ont rendu ma grossesse magnifique! Je ne l’oublierai jamais.

Nous l’avions vu une semaine avant l’échographie du deuxième trimestre et elle a su nous dire, que c’était une fille. Et que si elle se trompait, elle changerait de métier =). Nous étions aux anges, de pouvoir nous projeter.

Pour l’échographie du deuxième trimestre je l’ai trouvé aussi exceptionnelle! Voir notre fille gigoter à l’écran et ressentir ses mouvements, j’ai trouvé ça incroyable!

Ce trimestre était marqué par la recherche et l’achat des meubles et de la décoration de la chambre de notre puce. J’ai adoré ça. L’achat aussi des premiers vêtements et des produits de puériculture. J’ai été arrêté à quatre mois et demi de grossesse, car j’avais beaucoup de petites contractions. Rien d’alarmant mais il vaut mieux anticiper… Aussi, je déprimais de ne pas pouvoir mettre grand chose… je n’avais pas envie d’investir dans les vêtements de grossesse non plus… Je pense, que c’est la chose la plus dur avec les nausées du début, que j’ai vécu pendant cette grossesse =). C’est pour dire que, j’avais eu beaucoup de chance.

Ce trimestre ci, je sentais forcément ma puce de plus en plus qui faisait des mouvements.

Je crois aussi que c’est à cette période, que nous étions certain du prénom. On l’a toujours su, surtout mon chéri, mais je voulais regarder tout ce qu’il y avait pour être certaine =) . Pour le prénom de notre merveille, nous étions au magasin Aubert pour chercher un cadeau de naissance à une copine, ( c’était quatre ans, avant que l’on se mette à notre tour, devenir parent) et mon chéri à ouvert un livre de prénom pour les bébés, et il est tombé par hasard sur le prénom Amélia et depuis c’est resté =) car ça a été un coup de coeur .

3ème trimestre

Pratiquement tous les lundis matin je vomissais ( bon appétit si vous mangiez). Je profitais de ma puce dans mon ventre. C’est certain que je n’étais pas celle qui exposait, montrait fièrement son ventre, je trouve ça tellement intime quand on est enceinte, d’être enceinte. Mais j’adorais avoir ma puce avec moi. Elle ne m’a jamais donné des coups de pieds, ça a toujours été des mouvements. Je ne connais pas les coups dans les côtes ou autres. Ni les insomnies. Jusqu’au dernier jours, je ne me sentais pas enceinte. Aucun maux de dos, ni de sensation de lourdeur ou autre. Pendant toute cette grossesse, je faisais beaucoup de sieste. Les journées passaient bien plus vite comme ça, pour rencontrer notre puce. Je me souviens que c’était quelque chose, quand j’étais dans le lit pour me tourner d’un côté ou d’un autre, car je « portais » mon ventre 😅. Une semaine avant l’accouchement, j’avais un peu l’appréhension, car ma puce était prévu à 4 kilos… Mais comme je savais que l’on allait bien profiter ensemble une fois née, j’étais trop contente de l’avoir encore avec moi. Et donc une semaine avant l’accouchement, ma sage femme m’examine et pas grand chose avait changé. Elle me disait que, peut être comme je voulais encore savourer avoir ma fille pour moi, ça pouvait jouer dans le fait qu’elle reste encore dans mon ventre =). Elle m’a par la suite, donné rendez-vous pour le jour J.

Aussi, je me souviens que, je n’aimais pas que notre entourage s’amuse à dire des dates d’accouchement, souvent choisit avant la date de naissance prévu. Je voulais qu’elle ait sa date à elle, sans que personne n’ait pensé quoi que ce soit ( je suis un peu dur, les gens ne le savaient pas ce que j’en pensais, mais je n’aimais pas). C’est comme les personnes qui me disaient  » tu dois avoir hâte d’accoucher » ou « pas trop dur la fin de grossesse? » … non, rien n’était difficile. J’adore avoir ma fille avec moi, donc je n’avais pas hâte, enfin si, mais je voulais qu’elle profite pour prendre tout ce qu’elle avait à prendre, car elle sortira un jour elle ne retournera plus dans mon ventre =).

Durant ma grossesse je n’ai eu aucune envie particulière. Par contre, c’est là que j’ai commencé à prendre des petits déjeuner sain, à manger plus sainement… Auparavant, j’adorais les céréales le matin avec du lait. En quatre ans, j’ai du acheter une boite de céréales, quand des amis sont venus un week-end parce que je sais qu’ils adorent ça! J’en ai profité pour en prendre aussi =). Bon, j’au vu un reportage sur le sujet et qui m’a convaincu d’arrêter aussi.

En ce qui concerne l’éducation de notre merveille, je n’y pensais pas du tout. Je ne savais même pas l’existence de la motricité libre, des conseils pour accompagner au mieux les enfants. J’étais à mille lieux de savoir que ça existait,et que ça allait me passionner.

Je vais à présent m’arrêter à ce jour, une semaine avant la date d’accouchement prévu, pour vous parler dans un autre article, de la suite 🙈. Vous l’aurez compris, ça a été une magnifique aventure, pleines de belles découvertes.

Et vous, c’est votre chéri ou vous qui aviez eu l’envie de fonder une famille en premier? Comment cette aventure c’est passée pour vous?

La culpabilité parentale

( Voici le lien, pour écouter l’article en podcast: https://www.podbean.com/ew/pb-9n3c3-d35c58)

La culpabilité est un sentiment universel, quand nous sommes parents! Que l’on s’intéresse ou non, au développement de l’enfant et son accompagnement, nous sommes tous concernés par ce sentiment un jour, ou plusieurs jours dans notre vie.

Dans cet article, j’aimerais vous aidez, à mieux accepter la culpabilité, qui peut-être positive. Tout ceci ne relève que de ma réflexion personnelle.

Commençons

Vous connaissez, ce sentiment après un conflit avec son enfant, où vous prenez ses colères, personnellement. Ça tombe mal, car vous êtes peut-être fatigués, avez une charge mentale trop importante, vous êtes pressez par le temps, etc… Et au lieu de prendre le temps d’accompagner votre enfant, vous criez, tapez du pied, car s’en est trop pour vous! Et là… la culpabilité vous ronge. Vous êtes allés trop loin…

Et bien cette culpabilité, je sais que c’est difficile, mais elle peut-être utile. Utile, pour avoir du recul sur la situation qui vient de se passer. « Ce qui est fait, est fait », comme nous l’avais dit Isabelle Filliozat en conférence. Ça permet d’évoluer et de « travailler » sur la façon dont vous allez gérer vos émotions à la prochaine situation qui se présentera à vous.

Des pistes à explorer

Sachez, qu’il n’est jamais trop tard pour parler de ce qui s’est passé avec votre enfant. Même si la situation conflictuelle s’est passée il y a trois mois. La communication est primordiale dans sa vie avec les autres et pour soi. N’hésitez pas à dire que vous vous êtes sentis submergé par de la peur, ou de la colère ou autre, car telle situation vous a fait perdre vos moyens. Parlez de ce que vous, avez ressenti. En faisant ça, nous faisons comprendre à l’autre, ce qui nous à déplus, et nous ne sommes pas à faire des reproches. On est beaucoup plus entendus aussi, quand on parle de nos propres émotions.

Ça me fait un pincement au cœur, quand des mamans viennent me parler par message privé sur Instagram, et qu’elle s’en veulent d’avoir crié

sur leurs enfants! Elles, qui sont tellement dans l’écoute et tout l’accompagnement respectueux de leur petits. Alors je leur réponds que c’est normal de ressentir de la culpabilité. Nous avons grandi dans les violences éducatives ordinaires, personnes ne nous a appris à gérer nos émotions, et les adultes qui nous entouraient, ne savaient eux-mêmes pas gérer les leurs, car ils criaient. Donc, étant nos modèles, nous crions à notre tour…. Et que souhaitons nous apprendre à nos enfants lorsqu’ils sont en colère?: à souffler pour la faire chasser et gribouiller sur une feuille… Vous ne trouvez pas que le contraste est énorme ? Si nous ne faisons pas le travail également nous-même, ce n’est pas cohérent que l’enfant soit dans l’apprentissage de ses émotions, et que nous adultes, non ! Être parent ça ramène à faire un très gros travail sur soi, pour évoluer.

On parle beaucoup de bienveillance envers nos enfants. Mais on se doit d’être bienveillant envers nous-même également. Il y a un culte du perfectionnisme incroyable dans notre société, nous nous mettons une pression énorme à vouloir être le meilleur parent, à être parfait. Mais cela n’existe pas. La relation avec notre enfant, se construit avec le cœur. Je trouve tout de même, très important de s’informer sur le cerveau de l’enfant, son développement afin d’être dans l’empathie et l’accompagnement quand les enfants sont par exemple en colère. Car on est plus serein, on va être dans la compréhension et l’écoute de l’autre. Mais ça ne suffit pas à être « irréprochable ». De part notre tolérance, notre histoire, notre humeur du moment et/ou notre cerveau, toutes ces données, feront que l’on réagira comme nos parents, aux situations qu’ils ont vécu avec nous et que l’on vit à notre tour avec nos petits. Les aléas du quotidien (fatigue, charge mental…) font que notre patience aura des limites. Et ce n’est pas plus mal parfois… Pourquoi ? Parce que toutes les émotions font partie de nous. On a autant le droit d’être joyeux, que triste, qu’en colère, que tout foufou, c’est être vivant que de sentir tout ça. Il faut accepter les émotions, que l’on nous a fait refouler. Ce serait de la malveillance envers soi, que de refouler également ses ressentis, d’être passif… Quelle pression pour un enfant de voir, que son parent contrôle toutes ses émotions, non?

Ne dit-on pas qu’il faut s’aimer soi même avant d’aimer les autres?

Limiter les situations, qui peuvent être source de conflits.

Les conflits font quand même partis du développement de l’enfant. Le cocoon familiale est un très bon endroit pour expérimenter ça. Et c’est à nous de trouver des outils à mettre dans la boîte à outil des enfants, pour que ça leur serve de bagage dans la vie. Cependant, nous pouvons quand même les réduire, en proposant un environnement sécurisant et adapté aux petits, afin d’éviter de dire « non » fréquemment. Car c’est très désagréable d’entendre uniquement ce mot, à longueur de journée. Alors, forcément, au bout d’un moment l’enfant, si l’enfant prenait un peu sur lui en début de journée, il aura du mal à ne pas exprimer sa frustration à un moment donné et se mettre en colère. Je vous conseil également d’anticiper! Par exemple, c’est difficile depuis plusieurs matins d’habiller votre enfant, il ne veut rien mettre? ( proposez lui de choisir lui-même, ces vêtements), mais surtout, réveillez le peut-être 15 minutes plus tôt, avant d’aller à la crèche, ou à l’école etc… Ce qui nous fait perdre notre patience bien souvent, c’est le temps qui passe… Et si réveiller votre petit bout 15 minutes avant le réveil habituel, ne suffit pas, réveillé le 30 minutes avant. Il vaut mieux ça, que démarrer la journée, et se séparer en ayant été en conflit. Ce n’est pas agréable pour tout le monde et souvent ça rend triste le parent….

Je pense également à la délégation. Vous sentez que la colère vous envahit et que vous ne serez pas dans l’accompagnement mais les cries car la situation vous dépasse? Appelé votre conjoint(e), pour qu’il prenne la relève et puis accompagner l’enfant. Et vous, pendant ce temps, soufflez, trouvez ce qui vous fera accepter l’émotion qui vous envahit, d’une manière douce.

Les situations qui vont nous dépasser, seront souvent celles où l’enfant va exprimer ses besoins à travers les émotions de la colère, les pleures, les cris, les tapes, la morsure… Donc lorsque l’on vit cette situation, au lieu de plonger dedans et exprimer sa colère par les cries et culpabiliser de ne pas avoir réagi comme on rêverait; il faudrait soi même prendre un instant pour soi, peu importe ce que ça peut-être ( écouter de la musique, faire des pompes =)…) ou penser à prendre le temps de se dire par exemple:  » d’accord, voilà une situation qui commence à me faire sentir en colère, il veut une banane mais je les coupés. Il est en colère car il ne la veut pas, il l’a voulait entière! AAAAAAAAH! Bon c’est normal, il est dans la période sensible, par contre je sais que la colère monte car je n’ai pas beaucoup dormit. Allez! On respire, on chasse la colère par le souffle et on pense à autre chose. Ah! les dunes du Pilât! C’était trop beau comme endroit, je devrais peut-être creuser un trou, et y mettre ma colère dedans non? » Enfin, vous voyez! Ça fait un peu sophrologie, mais ça peut peut-être vous aidez à faire ce que vous, vous attendez que l’enfant face dans les périodes de colères par exemple =). Finalement, accompagnez vous comme vous auriez accompagné votre enfant.

Je vous conseillerais également de trouver vos moments qui vous permettront de vous ressourcer et revenir auprès de votre famille, pleins de bonnes ondes et d’énergies ( voir une copine, sport, cinéma, prendre l’air…). Ça permet d’être plus positive, patiente, compréhensive d’avoir rempli ça jauge de temps pour soi, pour être bien auprès des siens. Car si on s’oublie complètement, c’est dur de sortir la tête de l’eau, dans les périodes moins faciles, et nous pouvons perdre patience plus rapidement, et culpabiliser.

Pour finir

Ne pensez pas, que les parents s’intéressant de près à l’accompagnement de leurs enfants, comme moi, maîtrisons toutes nos émotions et ne culpabilisons jamais ! Nous sommes tous pareils. Ce n’est pas, parce que nous apprenons des choses, que nous sommes formatés à tout assurer, de suite. Non ! C’est un apprentissage, qui se fait sur du long terme, sur des années. Alors ne vous comparez surtout pas, car ça aussi ça peut vous mettre la pression et vous faire vite perdre patience =).

Nous sommes tous dans le même bateaux, quoi que… Certains, restent ramer sur un navire… alors que les autres naviguent difficilement parfois, mais sûrement vers le large, pour découvrir des choses sur soi et sur la parentalité qu’ils souhaitent avoir. Rien ne se fait sans travail personnel! On ne peut pas se plaindre, si on ne fait rien pour avancer =).

J’espère que cet article vous aura plu =) . N’hésitez pas à me faire part de vos retours, et échangeons autour de cette culpabilité, si vous le souhaitez =).

Interview de mon amour: sa parentalité.

Été 2019

( Voici le lien, pour écouter l’article en Pocast: https://www.podbean.com/ea/pb-xinrd-d2ea12 ).

Alors mon coeur, peux-tu nous faire une petite présentation de toi?

Je m’appelle Fabien, j’ai 30 ans. Je suis avec toi, depuis le 27 Juillet 2009, et je suis papa, depuis qu’Amélia est née le 26 mai 2016.

Quand et pourquoi as-tu eu ce désir d’enfant? :

Vers l’automne 2014. Je ressentais l’envie d’être papa et je voulais une fille ( je me mets à rire un peu), bah c’est vrai!

Quelle éducation as-tu reçu? Comment tes parents étaient avec toi?:

Je suis fils unique. Ma mère était très présente, car j’étais difficile à l’école pour manger. Donc, elle n’a pas repris le travail. J’étais là, tous les midis avec elle. On jouait beaucoup aux jeux de société. Avec mon père, j’avais beaucoup de sortie. On ne m’a jamais puni, si je faisais une bêtise. Après, je n’ai pas le souvenir d’en avoir vraiment fait. (  » Peut-être parce que tu as eu toute l’attention dont tu avais besoin. Ça doit jouer ».) Ma mère était très protectrice. Je jouais tout seul aussi au lego, puzzle… ( » Tu lançais des soldats en parachute sur les bus qui passaient en bas de chez toi non? =D« ) Oui =), et des petits soldats du 7ème étage aussi =D.

As-tu le souvenir que tes parents te criaient dessus, parfois?

Non, je n’en ai pas le souvenir. Ou c’était très rare.

Avais-tu une image du parent que tu allais être, avant la naissance de notre fille?

Oui, celui du papa poule, très présent, à l’écoute, à jouer et à aider notre fille. Et c’est ce que je suis non? ( » Oui je te le confirme »).

Que penses-tu de ces informations sur le développement de l’enfant, son cerveau etc… que je te partage depuis 3 ans?

Heureusement que tu te renseigne, car ça nous aide au quotidien, dans la façon d’agir, d’élever Amélia, de comprendre pourquoi elle est comme ça dans certaines situations, tout ça….

Été 2019

Est-ce que c’est dur pour toi d’intégrer des notions d’accompagnement, qui étaient à notre époque méconnue en général?:

Certaines, ouai! Dans l’ensemble non, car tu m’explique bien, et je te fais confiance.

Qu’est ce qui est le plus difficile pour toi?

Quand elle fait ses crises. Ça aide, de savoir que son cerveau n’est pas encore mature avant 5-6 ans, pour aider à réguler ses émotions. Mais parfois ça reste difficile de l’accompagner. Car de base, la solution la plus facile c’est de crier. Tu vois quand on est fatigués on peut élever la voix, alors qu’elle n’y est pour rien.

Est-ce que tu penses, que quand on perd patience et que l’on crie, c’est parce que l’on ne nous a pas appris à exprimer nos émotions autrement?

Ça doit peut-être jouer, avec tout ce que tu me racontes oui. Mais sinon je ne sais pas, c’est en nous. Ça fait partie de nos émotions de ne pas être patient, et que tu ne peux pas tout gérer, et que parfois, tu as envie de dire stop. (  » Oui, je ne souhaite pas que l’on refoule nos colères, au contraire, elles font partie de qui nous sommes. On à autant le droit d’être joyeux, qu’en colère. J’ai arrêté de culpabiliser quand ça arrive, car je suis en apprentissage comme Amélia, pour exprimer nos émotions autrement. »)

Ton rôle de Papa à changé ta vie?

Oui! Ça change, car tu ne vis pas que pour toi ou le couple. Tu vis pour ton enfant. C’est Amélia plus que moi. C’est pour ça que je suis à fond aussi.

Mais tu ne t’oublie pas pour autant?

J’ai failli m’oublier la première année. Je ne faisais plus de sport, plus de jeux vidéos. Ça encore, on à tellement à faire… que ce n’est pas grave. Enfin, quelques fois ça me manque quand même. Sinon, je fais du sport le midi et deux fois par semaine: du Krav maga. Puis je sors au moins une fois par mois avec mes collègues/copains.

Pour finir, tu as quelques chose à ajouter?

Euh…. Si! je l’aime plus que tout au monde ( notre fille) et je suis fièr d’elle ( il se dirige vers notre merveille, la prend dans ses bras et lui dit), Tu es la meilleure ma fille, je t’aime.

Ma conclusion

On voit que mon chéri est un papa, très investi auprès de notre fille. A l’écoute face aux informations que je lui apporte, pour que l’on soit cohérent, et le plus respectueux possible, envers notre puce. Ce qui rend sa compréhension facile face à l’éducation, c’est que lui même n’a pas grandit dans les cris de l’adulte, ni les punitions.Ses parents se sont occupés de lui, l’ont écouté, ont répondu au plus possible à ses besoins. Il est plus simple pour lui, de faire face aux situations difficiles, qui peuvent nous dépasser, car il n’a pas le mécanisme de reproduire les cris de ses parents face aux situations, que ses parents auraient eu avec lui en criant. Attention! Ça lui arrive d’élever la voix, si il est fatigué ou autre, mais ça reste rare. C’est son empathie, et sa compréhension envers notre puce, qui va faire qu’il aura plus de recul sur les situations.

J’ai de la chance! Mais vraiment beaucoup de chance, car, vous l’imaginez bien que ça rend notre relation fluide. On va dans la même direction et je trouve ça primordial! Alors, je sais que ses parents, car on le voit avec notre puce, peuvent utiliser les phrases du type  » si tu n’es pas sage, le père noël ne viendra pas ». Donc, mon chéri peut avoir tendance aussi à le dire. Il reproduit ce que ses parents ont fait, mais de suite après il me dit  » Mince je sais qu’il ne fallait pas dire ça ». Franchement, ce n’est pas grave. Je crois que l’on sera en apprentissage pendant de nombreuses années encore. C’est à nous de modifier un maximum de choses qui nous parle, pour que nos enfants fassent encore mieux et ainsi de suite.

Pour les parents non réceptifs à cette façon d’accompagner nos enfants, et qui restent dans les VEO, on ne peut pas les blâmer… Essayez d’aborder les sujets du développement de l’enfant, de l’accompagnement, subtilement. C’est dur de se rendre compte, qu’il y avait des manières plus douces et respectueuses pour nous apprendre des choses. C’est plus facile d’accepter que ce fût mérité de recevoir des violences physiques ou verbales, que de se rendre compte que même nos propres parents, n’avaient pas le droit de nous piquer dans notre estime de nous, et de nous blesser.

Je te fais un message mon cœur. Je suis très,très fière du papa que tu es, et de l’attention que tu nous portes, à toutes les deux. Merci mille fois, de nous mettre sur un joli piédestal ❤.

=> Comment ça se passe chez vous? Vous réussissez à être cohérent, dans l’accompagnement de votre enfant? Ou est-ce un sujet de discorde? ( Parlons en en commentaire =) ).